Paris : une vraie politique d’accueil de toutes les familles

OlgaTSite.jpgpar Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris — 23 octobre 2006

En prévision de la bataille des municipales, l’opposition parisienne fourbit ses armes – bien mal aiguisées pour l’instant. La toute nouvelle présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, Françoise de Panafieu, a ainsi organisé le 28 septembre dernier un forum intitulé « Pour un Paris des nouvelles solidarités », qui a notamment dressé un étonnant « état des lieux » de la politique que nous conduisons au bénéfice des familles : selon l’UMP, Paris maltraiterait les familles et les classes moyennes, et les actions menées depuis 2001 auraient pour conséquence de « vider Paris de sa sève et des rire des enfants » !

Il n’est pas inutile de répondre à certaines contrevérités et mettre l’actuelle opposition, largement issue de l’ère Chirac-Tibéri, face à ses contradictions. Les tout premiers résultats de l’Observatoire des familles récemment créé montrent que l’hémorragie des familles parisiennes, fruit de la politique antisociale de la droite, semble à présent interrompue. De 1990 à 1999, Paris perdait 1 500 familles par an, tandis que depuis 2000 on constate une hausse de la natalité, des effectifs scolaires, et augmentation globale de la population entre 1999 et 2004 (+19 000 habitants).

Il n’est pas absurde de penser que les mesures d’action sociale, le programme de construction de logements sociaux ou encore l’ouverture de 5 200 places d’accueil des moins de trois ans sur la durée de la mandature participent aux bons résultats de la démographie.

L’opposition nous reproche de faire trop de crèches – c’est bien mal connaître le choix des Parisiens qui plébiscitent massivement l’accueil collectif – et d’imposer ce mode d’accueil aux familles. Comment ne pas développer l’accueil collectif, qui favorise l’éveil et la sociabilisation de l’enfant, est un facteur d’égalité et de mixité sociale, et participe à l’égalité hommes-femmes en facilitant la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle ? Comment faire croire aux familles qu’elles ont le « choix » de leur mode de garde quand on connaît leurs contraintes de logements, de revenus ?

La politique de la Ville en faveur de la petite enfance ne se limite pas pour autant, comme veut le faire croire Mme de Panafieu, au « tout collectif ». Elle est fondée sur une palette de services intégrant l’accueil à domicile, en fonction des besoins des parents et des possibilités d’accueil collectif.

Ce dont l’opposition nous accuse au fond, c’est d’avoir plafonné les aides financières aux familles en fonction des revenus. Belle idée de la justice sociale ! Françoise de Panafieu ne veut-elle se faire le porte-parole que des seules familles nombreuses fortunées ? Oui, mettre sous condition de ressources l’octroi d’aides sociales exclut de ces aides les plus hauts revenus, ce qui ne semble pas aberrant.… Et que dire des plafonds choisis (7.000 € pour les familles de 3 enfants et plus pour l’allocation de garde à domicile) si ce n’est qu’ils intègrent largement les classes moyennes ?

En prévision des combats politiques à venir, il nous faut porter, nous, socialistes parisiens, le bilan social de la municipalité. Depuis 2001, Paris est devenue plus solidaire, plus accueillante aux familles, dans le respect de leur diversité, et plus soucieuse de l’égalité femmes-hommes.

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