Assemblée générale du PS 10e en juillet : compte-rendu

Le poing et la rosepar Alexandra Cordebard — le 13 août 2007

La dernière assemblée générale de section fut aussi la première occasion de tirer les enseignements de la période passée, des résultats obtenus aux élections présidentielles et législatives.
D’abord pour se réjouir des excellents résultats obtenus dans le 10e arrondissement et à Paris, tant aux présidentielles qu’aux législatives où Tony Dreyfus a obtenu plus de 63 % des voix. Le contexte parisien et, plus encore, celui du 10e reste donc très favorable à la gauche.
Tony Dreyfus nous a présenté son projet personnel sur la mandature, en insistant sur son implication désormais plus grande dans le domaine de la politique étrangère.
Sur le bilan de la période passée comme sur les perspectives qui s’ouvrent maintenant, plusieurs regards, plusieurs analyses – à l’instar des débats parus dans la presse – se sont confrontés.
D’abord sur l’état du Parti socialiste. Certains le voudraient débarrassé de ses chapelles, qualifiées de stériles et destructrices, d’autres insistent sur la nécessité de laisser toute sa place au débat d’idées et de « faire marcher la démocratie interne » de notre parti.
De même, sur le débat qui oppose l’urgence de désigner un leader ou la nécessité d’élaborer d’abord un programme clarifié et attractif, les avis sont encore partagés. Mais en définitive, quels que soient leur choix, les camarades reconnaissent tous qu’il faudra une conjonction des deux pour espérer gagner les élections de 2012.
Enfin au-delà de la question « quelle gauche, quelle opposition ? », reste un autre enjeu essentiel pour construire la future alternance : « quelles alliances pour les batailles à venir ». Il n’existe pas encore de réponses simples aujourd’hui, compte tenu des crises plus dures que la notre encore qui ébranlent nos alliés traditionnels et des positions ambiguës du MODEM.

Les débuts du gouvernement ont fait l’objet d’un constat sévère, tant sur le plan de la fiscalité, des politiques de l’emploi (temps de travail, heures supplémentaires…), de la nouvelle loi sur la Justice.
Tous les militants ont déploré l’impact désastreux des débauchages de Nicolas Sarkozy au sein du PS.
Notre secrétaire de section Rémi Féraud a souligné que le nouveau président voulait assécher l’ensemble de la vie politique, ce qui à terme était dangereux pour la démocratie, et tentait plus particulièrement d’étouffer sa seule vraie opposition : le Parti socialiste. C’est pour cela même que nous devons tenir bon et être fiers de ce que nous sommes et des valeurs que nous portons.

Pour entamer le difficile travail de rénovation qui est devant nous, plusieurs propositions de méthode ont été faites, arguant qu’il faut être plus efficaces dans notre communication, qu’il faut être plus cohérents dans notre argumentation. Les propositions sont allées de commissions spécifiques sur l’analyse de la défaite, aux groupes de travail pour préciser et réfléchir aux options que les socialistes seront amenés à défendre dans les domaines économiques et sociaux.

Le calendrier et la méthode adoptés au dernier Conseil national du Parti ont semblé très imparfait, certains estimant notamment que, malgré les municipales de l’année prochaine, nous aurions dû avancer le congrès et changer la direction du PS plus rapidement. Mais beaucoup de militants ont aussi jugé qu’il serait improductif de se précipiter si nous ne dépassions pas les débats de personnes et ne prenions pas le temps d’une refondation solide et efficace.

Dans tous les cas, et même si les divergences sur le fond restent réelles, une volonté unanimement partagée existe pour l’avenir : celle de ne plus voir les socialistes rester dans un entre-deux et de trancher véritablement sur les enjeux essentiels.

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